Exposition de Nina Sumarac à la Galerie Art Culture, Bordeaux du 11 au 21 juin pour une exposition de dessins “REGARD ININTERROMPU- Les Démons ” Vernissage et rencontre avec l'artiste ce jeudi 11 juin à 19h.

May 22, 2015

 

 

“REGARD ININTERROMPU” de Nina SUMARAC

11-21.Juin 2015

 

 

Depuis 2012 et tout au long du processus créatif, la série « Regard Ininterrompu » a été présentée dans 5 expositions individuelles à Chypre, en Suisse et à Belgrade, en Serbie. De nombreuses œuvres ont été sélectionnées et présentées dans des expositions et des concours internationaux. À deux expositions, elle a reçu le premier prix et la mention spéciale du jury. Certaines de ces œuvres font désormais partie de la collection permanente des Archives Historiques de Pancevo en Serbie, de la galerie Osten World Gallery of Drawing à Skopje en Macédoine et de la Galerie Nationale d’Art Contemporain à Chypre.

 

 

Sa collection a été inspirée par le poème « the cut » de Mika Antic et la chanson « These Days » de Ane Brun
 

 “Je volerai ton ombre, je la porterai et

la montrerai à tout le monde.

Tu deviendras ma façon de m’habiller, toute tendre et secrète.…
Tu es la seule manière de couvrir la nudité de mon âme enfantin.

Alors, je n’aurai plus honte de marcher devant les plantes et les oiseaux.

Ensemble nous pleurerons sur les décombres.

Mais c’est plutôt que je me lave avec toi…»

 

de Mika Antic

 

 

»Dans son œuvre, l’artiste serbe, Nina Sumarac, illustre l’imagerie complexe des visions subconscientes d’une manière néo-surréaliste; il s’agit d’un amalgame de symbolisme, de pensées conceptuelles, de visions philosophiques, d’imagination et de rêves. Elle dépeint de manière très vivante plusieurs aspects de relations humaines et sociétales à travers des formes humaines déformées, tout en englobant une grande variété d’états émotionnels. Elle apporte à son œuvre sa propre sensibilité et ses expériences personnelles, en illustrant avec détermination les démons qu’elle nourrit en elle, en espérant qu’elle transcendera ainsi les dangers qui menacent son intérieur.

Dans la série « Regard Ininterrompu », Nina Sumarac est l’étranger. L’observateur. Le spectateur qui s’avère absorbé par le sujet qu’il rencontre, qui apprécie un moment de solitude et de paix, qui, apparemment, n’a pas envie qu’on le regarde – surtout puisqu’elle laisse les personnages quasiment sans visage. Normalement, quand on regarde un portrait, on voit les yeux et le visage, qui sont les parties du corps les plus expressives. Cependant, dans cette série, elle souhaite priver le spectateur de cette intimité et rendre son œuvre plus mystérieuse et plus surréelle. Elle se concentre sur le langage du corps pour devenir plus communicative sans que l’observateur soit distrait par les yeux.

Les portraits deviennent ainsi l’incarnation de l’œil de son esprit, ouvert à l’interprétation sans que l’expression faciale du personnage impose son humeur. Dans chaque dessin, la liberté du figuré est juxtaposée à un surréalisme moderne, en établissant ainsi une connexion entre l’expérience visuelle et physique. »                                                                                                               

Tatiana Ferahian  MLS

 

“There were nights and mornings
When you come to me
Found your way into my bones, my joints
Into my veins
Like an animal you coiled your darkness around me
You spelled your name in charcoal
All over my body
But these days
I just walk with you
These days
I let you stay...”

 

de Ane Brun

 

 

»REGARD ININTERROMPU est le principe de base du voyeurisme le plus souhaitable et c’est le titre que Nina Sumarac Jablonsky a donné à sa série de dessins, qu’elle « a coupés, taillés et sculptés» telle une profonde réflexion, annonçant un grand bond en avant artistique. Cette série de dessins est ainsi un grand saut en avant en comparaison avec les précédentes recherches artistiques de Nina, en ce qui concerne son expression et son fondement créatif.

Quand on se trouve devant ces dessins, on se sent comme les explorateurs d’une époque qui s’est écoulée et qui reste détenue dans des archives poussiéreuses de Kafka, ou laissée en héritage suite au processus de transition de l’Europe post-soviétique, de l’Europe Centrale et de l’Europe de l’Est.

Pourtant, nous avons l’impression qu’ils viennent juste de sortir d’une vieil

le malle de la famille Musil : comme s’ils y étaient enfouis depuis 1913, et conservés dans le même état qu’avant la période de la Première Guerre Mondiale. Ou plutôt sortis d’un dossier d’un futur Smithsonien européen qui témoignera contre le choc, la stupeur, l’étonnement et l’immobilité d’un moment pour continuer son pas en avant civilisationnel. Et devant nous, dans les dépôts archéologiques dans lesquels l’artiste les étale si bien, nous observons une grande tristesse et un grand désespoir de leur vie invalidée.

Comme chaque trouble révolutionnaire, ce processus est enregistré moment après moment, dans son labyrinthe surréel, segmenté et révélateur.

L’artiste concocte pour nous un musée d’opportunités perdues et de rêves inimaginables, comme des études psychosociales exceptionnelles, tout en suscitant une éclatante observance et une excellente technique, qui, avec ses traits inévitables et décisifs, ressemble à la linogravure et à la gravure sur bois. Sans être dérangée, dans le confort de sa position de voyeuriste, elle témoigne une grande variété de conditions émotionnelles à ses personnages en les coloriant avec des tons presque littéraires.  En avançant dans une réflexion conceptuelle et en utilisant une forte illustration expressionniste, l'artiste pare tout son travail avec la surréelle atmosphère de tous ses points de vue psychologiques et philosophiques.

Et peut être que ses personnages sans regard, nous regardent de manière mystérieuse et surréaliste dans leur voyeurisme silencieux, comme s’ils préparaient leurs propres témoignages à notre propos « ici », en nous mettant peut être dans leur dossier du désespoir ?

Il n’est pas trop tôt pour anticiper la nouvelle exposition de Nina Sumarac Jablonsky ; ce nouveau genre, d'une force sans prétention, est hors de l'ordinaire. »

Boza Milinkovic MA

 

 

 

 

Nina Sumarac Jablonsky, artiste visuelle, née en Serbie, vit et travaille à Chypre depuis 16 ans. Elle est titulaire d'un master en Génie Mécanique et d'un diplôme supérieur des beaux-arts. À ce jour, l'artiste a présenté son œuvre dans onze expositions individuelles et a participé à un grand nombre d'expositions de groupe, aussi bien à Chypre qu'à l'étranger. Elle a développé son propre style, très personnel et caractéristique, en explorant en profondeur les visions subconscientes qu’elle fusionne avec des réflexions conceptuelles de la réalité. Son objectif est de révéler la quintessence de chaque être humain, illustré d’une fragmentation perspicace et révélatrice. Nina Sumarac Jablonsky est membre de la Chambre des Beaux-Arts de Chypre (EKATE), des Artistes et des Designers de Serbie (ULUPUDS). L’artiste a également une grande expérience dans la production de films et de dessins animés ainsi que dans l’illustration, ce qui l’a profondément influencée et lui a permis de construire un style unique et identifiable.

 

 

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